
Terre de Liens : des citoyens achètent des terres agricoles pour les confier à des paysans
Plus de 17 000 actionnaires ont rejoint la foncière solidaire Terre de Liens pour financer l'accès à la terre pour des agriculteurs en agriculture biologique ou agroécologique.
L’accès à la terre est l’un des principaux freins à l’installation agricole en France. Le prix du foncier agricole a augmenté de façon continue ces vingt dernières années, et de nombreux candidats à l’installation ne trouvent pas de terrain accessible dans des délais raisonnables.
Terre de Liens propose une alternative concrète : une foncière solidaire dans laquelle des particuliers investissent — à partir de 103 euros — pour acheter des terres agricoles et les louer à des paysans engagés en agriculture biologique ou agroécologique. Les fermiers ne deviennent jamais propriétaires : ils paient un loyer modéré et bénéficient d’un bail stable, leur permettant d’investir dans leurs outils et leurs sols sans craindre une revente spéculative.
En 2020, Terre de Liens gérait plus de 9 000 hectares répartis sur plusieurs centaines de fermes en France, grâce aux contributions de plus de 17 000 actionnaires solidaires et à un capital supérieur à 100 millions d’euros. Ces fermes accueillent prioritairement des installations nouvelles de jeunes agriculteurs, des maraîchers et des éleveurs en transition.
La limite est structurelle : le modèle ne peut absorber qu’une fraction du marché foncier agricole français. Dans les zones périurbaines où les prix sont les plus élevés, Terre de Liens reste souvent hors course face aux promoteurs immobiliers. Et la demande des candidats à l’installation dépasse régulièrement le nombre de terres disponibles dans le réseau.
Le modèle existe. Il fonctionne. Il manque d’échelle.
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