
Certains aliments alimentent en continu une inflammation chronique liée aux maladies cardiaques et au diabète — le régime méditerranéen reste la réponse la mieux documentée
La nutrition anti-inflammatoire ne promet pas de guérison miracle. Elle réduit un risque systémique documenté chez des milliers de patients à haut risque cardiovasculaire. Ce que la science dit aujourd'hui, avec ses nuances.
L’inflammation chronique de bas grade est un état silencieux : pas de fièvre, pas de symptôme immédiat. Mais elle est associée au développement de maladies cardiovasculaires, de diabète de type 2 et de certains cancers — et elle est en partie influencée par notre alimentation quotidienne.
L’étude PREDIMED, conduite en Espagne sur près de 7 500 patients à haut risque cardiovasculaire, reste la référence : les participants suivant un régime méditerranéen enrichi en huile d’olive ou en noix présentaient une réduction d’environ 30 % du risque d’événements cardiovasculaires majeurs — infarctus, AVC ou décès cardiovasculaire, ainsi qu’une baisse des marqueurs inflammatoires sanguins.
Les principes de base ne varient pas : légumes de toutes sortes, légumineuses, poisson gras, huile d’olive, noix et graines — peu de viande rouge, peu d’ultra-transformés, peu de sucres ajoutés. Un schéma alimentaire cohérent, pas une liste d’aliments miracles.
La nuance à ne pas occulter : l’étude PREDIMED a fait l’objet d’un retrait suivi d’une republication corrigée en 2018 après des erreurs de randomisation constatées a posteriori. Ses résultats restent robustes : le recalcul excluant près de 1 600 participants dont la randomisation était absente ou incertaine n’a pas modifié les effets observés. L’alimentation anti-inflammatoire n’est pas un traitement — elle interagit avec des facteurs génétiques, de stress et d’activité physique qui comptent tout autant.
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